Back to list

CréationsDiscographie

cd
2020
"Chanter libre et fleurir"

Double album live collector - Edition limitée

Boitier carton sérigraphié - 2 cd + bonus

23 titres – Durée : 1h51

Les Ogres le disent eux-mêmes, ils ont l’impression d’être montés dans un camion en 1994 et de n’en être plus descendus depuis… Sauf pour enregistrer des disques.

Et ce double album – qui plus qu’un disque est un véritable objet collector, qui paraît en édition limitée – a une histoire singulière. Il ne devait pas exister. Mais cette « tournée des 25 ans », démarrée au printemps 2019 et prévue pour durer jusqu’à décembre 2020, a été stoppée net en mars dernier, après une soixantaine de concerts, à mi-chemin donc. Et elle ne reprendra que ponctuellement cet automne, avant un retour en force au printemps 2021.  C’est parce que les Ogres ont été empêchés d’aller jouer « en vrai, en vivant » - comme ils disent – devant des gens qu’ils ont souhaité permettre à leur public d’écouter, à défaut de voir et d’y participer, l’intégralité de ce spectacle. Comme une façon de maintenir un lien avec celles et ceux qui donnent du sens à toute leur démarche artistique.

Ils sont, en effet, le parfait exemple de ce qu’il est convenu d’appeler un « groupe de scène ». Non pas qu’ils dédaignent enregistrer des albums – leur prolifique production discographique en témoigne – mais parce que les frangin(e)s Burguière ont toujours estimé que leur « métier d’artisans » consiste à aller à la rencontre des gens, d’échanger avec eux à travers leur musique. Et, surtout, parce qu’ils aiment toujours autant ça, et que le plaisir qu’ils y prennent se ressent, et, donc, naturellement se transmet.

C’est pour tout cela que, après avoir multiplié ces dernières années les projets partagés avec d’autres artistes,  les Ogres avaient repris la route, seuls tous les quatre.

Enfin presque… parce qu’ils n’ont pas pu s’empêcher de [ré]embarquer avec eux les frangins de la fanfare béninoise Eyo’nlé, mais aussi un batteur et un musicien trad’.

Et avec quelque chose de différent à présenter. Pas seulement parce qu’ils arrivent bardés de nouvelles chansons [et de nouveaux copains de jeu], mais parce que cette énergie et cette envie sans cesse renouvelées depuis vingt-cinq ans, c’est notamment dans l’enchaînement des projets et la diversité des propositions artistiques faites au public qu’ils la puisent. C’est ainsi également qu’ils marquent le profond respect qu’ils portent à leur auditoire.

La liste des morceaux est profondément renouvelée : les Ogres aimant à puiser dans leur dense discographie, le champ des possibles est vaste. Quoi qu’il en soit, ils défendent leur conception de la chanson française : décloisonnée et ouverte sur le monde, qu’elle se fasse « classique » ou métissée, acoustique ou électrique, clin d’œil aux glorieux anciens ou directement en prise avec les sonorités du nouveau millénaire, poétique ou survoltée, amoureuse ou contestataire, pour les petits ou pour les grands ou pour les deux à la fois…

Voilà. Les Ogres ont, une nouvelle fois, rejoint leur terrain de jeu favori.

Celui où l’on s’expose, où l’on partage, où l’on échange.

Celui où ils existent pleinement. Depuis 25 ans.

 

[avec aussi : la fanfare Eyo’nlé (cuivres, percussions, chants et chœurs), Tarek Maaroufi (batterie, percussions et chœurs), Guillaume Lopez (cornemuses, flûtes, chant et chœurs), Julien Barbances (cornemuse, chant et chœurs), Sandrine Lagreulet (cornemuse, chant et chœurs) et Thierry Roques (accordéon)]

Bande-annonce

"Rue de Panam" [Live 2019]