Sacré Fils
(Les Ogres / Denis Péan)

Aux portes du désert
Loin d’un vieux continent
Le cœur découvert
De sentiments

Marabout, vaudoune et piment
Des tonnes et des tonnes de gaz d’échappement

Dans les rues, s'indiffèrent
Les pratiques envoûtant
De plastique et de bière
Ces gens

Marabout, vaudoune et argent
Mosquée, église, sacrifice, rite et sang

Okan don houn gbo mlon gbe zon e

Au chant des envoûtés j'ai prêté mon oreille.
Poudre de Dahomey, boussole négresse !
Un dieu est accroché au bois sorcier.
Au conte gracile d'un pays effleuré,
je porte un songe, je glisse ma cadence.
Il est l'aube sur un cadran d'Afrique,
les tambours brûlés sont hâlés de prières,
la fanfare est cuivrée, le reste est à demain.
Aux hommes tannés d'un autre envers,
rusés danseurs­tambouriniers et fils de prodiges :
je porte un songe vers le sud ;

Mi yaho tombé miyaho 
Oyé néhéhowé olo wé so wélo
Oloko owiyé dowé dowé miyaho tombé
Oloko owiyé 

Okan don houn gbo mlon gbe zon e