Le contraire de tout

Les Ogres et les enfants de l’école de Payzac
[Les Ogres de Barback]

La nuit, c’est le jour sans la lumière.
L’hiver, c’est l’été loin du soleil.
La haine, c’est l’amour en colère.
Le beau, c’est le laid qui s’émerveille.


Le grand, c’est le petit qui s’élève.
Le gros, le maigre qui s’épaissit.
Le lent, c’est le rapide qui rêve.
Le doute, c’est le certain qui s’enfuit.


Tout est tout et son contraire.
Tout est le contraire de tout.
Quand le tout traite de con,
le traite-de-con-tout-tant-tout.


Tout est tout et son contraire.
Tout est le contraire de tout.
Quand le tout traite de con,
le con du contraire est traité.


Le malheur, c’est la chance abandonnée.
Le plein, c’est du vide rempli.
Le mal, c’est le bien détourné.
Le groupe, ce sont les seuls réunis.


Le tôt, c’est le tard en avance.
Le speed, c’est le calme énervé.
Le rythme, c’est le hasard en cadence.
La mort, c’est la vie inanimée.


Tout est tout et son contraire.
Tout est le contraire de tout.
Quand le tout traite de con,
le traite-de-con-tout-tant-tout.


Tout à coup, c’est le contraire,
on se contente du tout.
Quand le tout traite de con,
le con du contraire est traité.


Le près, c’est le loin qui s’en rapproche.
La peur, c’est le sûr de soi surpris.
La crasse, l’élégant devenu moche.
L’enfer, c’est tout près du paradis.


Le connu, c’est l’absent découvert.
La vieillesse, quand la jeunesse est âgée.
La pollution, quand l’écolo se met au vert.
L’ancien, quand le nouveau est usé.


Le dur, c’est la tendresse vexée.
Le silence, c’est le bruit qui écoute.
Le serein, quand le bazar est apaisé.
La faiblesse, c’est la force qui doute.


Le doute, c’est l’espoir brisé.
L’espoir, c’est le mensonge cru.
Le mensonge, ce n’est pas la vérité.
La vérité, c’est pour les convaincus.


Mon cul, s’il enveloppe ma tête,
ensemble chantent cette chanson.
Cette chanson pour ne pas la finir bête,
pas bête, je la termine con !