Il ne restera rien


Il ne restera rien
Tout est vécu en vain
Vous pouvez partir tard ou bien mourir demain
Vous pouvez boire de l’eau, vous pouvez boire du vin


La vie est ainsi faite
Et lorsque tout s’arrête
Plus rien de nos bazars, plus rien de nos conquêtes
Plus rien des idéaux, plus rien des idées bêtes


Pas plus que de trésors
Plus rien de notre corps
Ni haine, ni regard, ni regrets, ni remords
Que l’on soit mort idiot, intelligent ou fort


Plus une trace de vous
Millionnaire ou sans sous
Le blabla, les dollars, la couleur ou le goût
Disparaîtront sitôt quand disparaîtra tout


Sans raison, sans moral
Ni le bien, ni le mal
Le néant, le trou noir, il ne restera que dalle
Si le rien est un sot, le tout est son égal


Même si l’on a tout vu
Même si l’on a rien su
Si l’on a voulu croire, craignant d’être déçu
Si l’on a cru le beau ou si l’on a rien cru


Il ne restera rien et ne prends pas ma main
Il ne restera rien, on peu partir demain



On implore le soleil
Et pour lui, c’est pareil
Ça peut faire des milliards d’années qu’il émerveille
Pour lui aussi banco ! un jour la mise en veille


Puis on crie à la lune
Elle ne nous répond qu’une
Explication barbare, nous avouant que chacune
Ou chacun sans cadeau va vivre pour des prunes


Si j’ai grandi sans foi
Si j’ai vécu sans loi
Si Je garde l’espoir de finir avec toi
Mon rêve un jour se clôt, tout se tait, tout s’en va


On fait vœu d’abstinence
On se nourrit d’outrance
On vit dans le hasard, on prévoit tout d’avance
On est froid, on est chaud, on a peur ou confiance


On passe des années
A se chercher paumé
On se sort du brouillard, on se voit entouré
On comprend, le coeur gros, que tout va s’oublier


Puis le temps d’un sourire
On aperçoit le pire
Celui qui, sans égard, nous emmène à vieillir
C’est le temps d’un sanglot, c’est le temps d’en finir


Il ne restera rien et ne prend pas ma main
Il ne restera on peut mourir demain


Il ne restera rien et ne prends pas ma main
Il ne restera, on va crever demain


Et un jour, tout finit
Même l’infini s’enfuit
On vit ici, on part ailleurs, on s’en soucie
On a vrai, on a faux, on l’admet puis on nie



Il ne restera rien
Si vous écoutez bien
C’est, messieurs dames, l’histoire, c’est en tout cas la fin
D’une chanson dont bientôt il ne restera rien