Les amants sans nuits


Comme je n'suis pas d'accord
Et qu'elle, elle m'entretient
Qu'elle m'offre son corps
Et que moi je n'ai rien
Je lui conte des histoires
De vent et de marées,
Je les invente et c'est un fait rare
Et çà, ça la fait marrer


Elle me pince la joue,
Me jette dehors en colère
Me crie c'est fini entre nous
Une valise pleine de mes affaires
Elle me rattrape au coin de la rue :
"À vous je n'voulais pas ça"
Moi déjà libre, je m'y étais fait, déçu
Je finis "ne nous quittons pas"


Alors une ou deux semaines
Plus un mot sale, plus une ombre de haine
Plus de questions sans retour :
"Où étais-tu mon amour?
Etait-ce dans les bras d'une autre
Pour une histoire autre que la notre..."
Enfin je vais profiter
Sous ces tuiles de tranquillité


Et le doute coûte que coûte :
"Seras-tu encore là demain,
Partiras-tu sur d'autres routes
Sans te soucier de mes deux mains"
Je profite, elle s'impatiente,
Elle même, elle en est consciente
Qu'elle est tout ce dont j'ai besoin,
Sous un toit, du chaud et du pain!


Il n’y a rien d'immoral
Je ne juge et ne me jugez pas
La vie dès le départ est sale
Il y a des choses dont on se fout et moi,
J'ai décidé de me foutre d'elle
Sans violence, sans coup de poing
Elle n'est pas bête et je devine d'elle
Qu'elle le sait...et qu'elle s'en fout bien!