Fainéant

avec Néry

Quand on aura cent ans et que l’on s’ra sérieux, la morale bien en place près du cerveau
Nos mains dures et fières d’accomplir les labeurs, jour après jour, pierre après pierre, tombeau après tombeau


En attendant, on nique la vie et elle nous le vend bien
On a de l’argent sans soucis, à tout dire on en a presque pas
Ce n’est si facile d’être moins que rien, c’est même tout un métier, dix ans d’études et toujours pas diplômé


Apprenti apprends moi rien et dieu te l’apprendra, on a pas qu’ça à faire d‘ailleurs on en a encore moins!
Et si douze heure fois deux ça fait toute une journée, je traîne mes grosses savates et là! Je ne fais rien !


Zéro pour lent en matière lasse, je n’en fais pas tout un plat
Je plonge tranquille sans faire la bombe, et tra-la-la !
Je note et joue ma partition sans fausses notes, aussi tôt, repris de justesse,
Je bois à l’horizon et vois à la raison


Ma coco, mon copain, mes tracas tout me va, à trèfle une foi à pique la voie à coeur c’est toi le carreau pour le la
De petit à petit pas, la lumière traîne et la nuit s’attarde, encore tout ça à apprendre je n’en ai plus de voix !


Quand on aura mille ans et qu’on s’ra sérieux, l’intégrale bien en place, le cerveau en lambeaux
Sers moi en donc un grand, bien garni et sérieux, jour après jour, verre après verre, et ferme mon tombeau !